Une si longue route
Du 21 au 25 août, la 17e édition de Paris Brest Paris a marqué une nouvelle fois le rendez-vous des randonneurs mondiaux. Ils étaient 5192 au départ, en provenance de 53 nationalités différentes. Si la grande majorité des participants a terminé, certains ont du renoncer, illustrant la glorieuse incertitude de ce brevet mythique. Difficile de narrer « PBP 2011 » sans avoir une pensée émue pour Pham Tai, n°4446, ce randonneur américain, dont la progression s’est brusquement arrêtée à Launay Gou, lieu dit de la commune de Médréac en Ile et Vilaine. Se déportant brusquement à gauche, Taï a été fauché par un véhicule et n’a pas survécu à ses blessures, malgré l’intervention rapide des secours. C’est toute la communauté des randonneurs qui est triste et un hommage lui a été rendu par l’Audax Club Parisien, lors de la cérémonie de cloture, jeudi soir à Guyancourt.
Bénévoles en 1ère ligne
Si cette édition 2011 a pu se dérouler dans les meilleures conditions possibles d’accueil, c’est avant tout grâce 1500 bénévoles, impliquées de jour comme de nuit tant à Guyancourt qu’à Dreux, Mortagne-au-Perche, Villaines-la-Juhel, Fougères, Tinténiac, Loudéac, Carhaix, Brest sans oublier les nombreuses communes sur le parcours. L’accueil dans tous les points de contrôle a été remarquable. A Loudéac, au centre de la Bretagne, le cœur de « PBP » battait très fort. C’est ici que les randonneurs se croisaient par milliers. Les uns « montaient » sur Brest alors que d’autres en revenaient. Ici, après le pointage obligé : repas, repos, soins, le tout partagé par des spectateurs enthousiastes.
Merci aux organisateurs de ce 17è PBP et à la multitude de bénévoles toujours aussi enthousiastes et accueillants. C’est un peu triste que je me dis que c’était sans doute le dernier (à 75 ans). Je ressens maintenant un vide….contrairement à 2007 où les conditions météo m’avaient vaincu (tendinite) et contraint à l’abandon, mais en mettant tous mes espoirs et mon désir de vengeance (comme beaucoup) sur l’année 2011.
Merci encore et longue vie à cette incomparable épreuve qu’est le PBP.
MAGNIFIQUE challenge que celui de PARIS BREST PARIS – manifestation connue des cyclos du monde entier – Il s’agit d’un grand défi pour chacun des participants , et, pour ma part , ayant pris huit fois le départ , question terminologie, je qualifie PBP de marathon de grand fond, et non pas seulement de simple randonnée ! Nous sommes tres tres loin des critères du « tourisme » , et je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas « politiquement correct » de reconnaitre que PBP est une epreuve SPORTIVE d’endurance.
.Pour interesser davantage les medias à ce grand événement international .la communication devrait sortir de cette ambiguité et appeler un chat /un chat ! .